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1 Interprétations & intonations (informative, interrogative, exclamative), Prosodie, scantion, silence, émotions
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2 Pour travailler plus en profondeur l'un des thèmes
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3 Collaboration sur les infos de jeux & Compréhension des intentions de l'autre joueur
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4 Le voyage du Héro·ïne·s (partie 1)
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5 Le voyage du Héro·ïne·s (partie 2)
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6 Exploration d'un type de long format narratif (bio, feydeau improvisé, myiazaki improvisé, etc)
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7 Exploration d'un type de long format narratif (bio, feydeau improvisé, myiazaki improvisé, etc)
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8 Spectacles long format (préparation du spectacle, essai de concepts)
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9 Les traitements
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10 Libre
Cours-type : Les traitements (part. 1)
Les traitements (1) : entrer dans l’image
Préambule
Un traitement, c’est imager une situation pour dire ce qu’une scène réaliste ne dirait pas. On quitte le réel (ce qui se passe littéralement) pour rendre visible la réalité intérieure des personnages. On y accède par marches, de la plus instinctive à la plus construite :
(la sensation) → (le décalage) → (« c’est comme… ») → (imager le ressenti) → (glisser toute la scène)
Aujourd’hui, on monte les marches jusqu’à la métaphore : réveiller la langue sensitive, jouer les expressions imagées (pour le décalage entre le dialogue et l’action), comparer, puis donner corps à l’émotion. Le traitement complet sera le cœur du cours T9.10.
Partir du quotidien. L’image fonctionne mieux sur une situation, un fait ou une émotion ordinaires — pas sur quelque chose déjà extraordinaire.
Surligner. Le traitement rend la chose traitée remarquable : il dit « c’est ça qui compte » (l’attente du coup de fil, pas le coup de fil). Ce surlignage doit ensuite orienter la suite de la scène.
Exemples vidéo (dossier Drive) : Scrubs — Mandy Moore (s05e09) pour l’aparté visuel ; Bref — Mon pote s’est fait larguer et Bref — J’étais à côté de cette fille pour la voix intérieure et le montage.
Échauffement
A) La langue sensitive
9’Dispositif :
- Marche dans l’espace. Le·la formateur·rice lance des états dits en langage courant, que chacun·e incarne aussitôt : « être un gros lourd », « se sentir plus léger », « être collant », « être à plat », « gonflé·e à bloc ».
- On laisse la sensation modifier la démarche, le poids, le rythme — sans jouer une scène, juste être traversé·e par le mot.
B) Les expressions imagées
16’Dispositif :
- En duos, une scène banale. Au signal, un·e joueur·euse prend une expression imagée au pied de la lettre et la joue physiquement, pendant que le dialogue continue normalement.
- Exemples à piocher : « déposer son sac », « en avoir plein le dos », « pédaler dans la semoule », « poser un lapin », « rouler dans la farine ».
- On entre et on sort vite de l’image : c’est un aller-retour franc, pas une installation.
Exercices
A) La comparaison illustrée
16’Dispositif :
- En duos. A raconte un événement banal de sa journée en le comparant à un univers fort (« mon trajet en bus, c’était une expédition polaire »).
- B devient le partenaire de jeu de l’univers : ensemble, iels jouent l’expédition polaire… tout en parlant du trajet en bus.
B) Danser l’émotion
16’Dispositif :
- Une scène à deux démarre normalement. Au signal du·de la formateur·rice (une frappe), un·e des joueur·euse·s danse son émotion du moment : 10–15 secondes de mouvement pur qui traduit l’intérieur.
- Nouvelle frappe : on reprend la scène là où elle s’était arrêtée.
- Les deux personnages dansent leurs émotions en même temps : on lit le rapport entre les deux ressentis.
C) L’aparté visuel
18’Dispositif :
- En duos. A annonce quelque chose de fort à B (une rupture, un licenciement, une mauvaise nouvelle) et continue de parler normalement, comme si tout était ordinaire.
- B, lui·elle, bascule dans un aparté visuel : il·elle image physiquement ce qu’il·elle ressent (se poignarder le cœur, s’effondrer au ralenti, se noyer…) tout en restant dans la scène.
- On inverse les rôles ensuite.
Jeu — La bulle mentale (façon Scrubs)
La bulle mentale
30’Mise en place :
- Une scène réaliste se joue (un entretien, un repas, une salle d’attente).
- Au signal, le temps se fige pour tout le monde sauf un personnage, qui entre dans sa bulle mentale : une courte image onirique de ce qu’il pense ou redoute. Des partenaires peuvent venir incarner cette image.
- Nouveau signal : la bulle éclate, la scène réaliste reprend exactement où elle en était.
- La bulle dit quelque chose qu’on ne pourrait pas dire dans la scène réaliste.
- Rester court : une image forte vaut mieux qu’une longue digression.
- Au retour, le personnage est changé par ce qu’il vient de vivre intérieurement.
Conclusion
Points clés à retenir :
Rituel de fin : clap collectif.
Récapitulatif
| Partie | Contenu | Durée | Format |
|---|---|---|---|
| Préambule | Réel/réalité, gradation & tips (quotidien, surlignage) | 5’ | Théorie |
| Échauffement A | La langue sensitive | 9’ | Groupe |
| Échauffement B | Les expressions imagées | 16’ | Duos |
| Exercice A | La comparaison illustrée | 16’ | Duos |
| Exercice B | Danser l’émotion | 16’ | Duos |
| Exercice C | L’aparté visuel | 18’ | Duos |
| Jeu | La bulle mentale (façon Scrubs) | 30’ | Groupe |
| Conclusion | Points clés + rituel | 10’ | Collectif |
Annexe
- Langue sensitive : un mot du quotidien porte une sensation (« être un gros lourd », « plus léger », « collant »). Très instinctif.
- Expressions imagées : prises au pied de la lettre, elles ouvrent le décalage dialogue / action. On entre et on sort vite.
- Comparaison : « X, c’est comme Y ». Un rapprochement dit ou montré.
- Métaphore : on image le ressenti (aparté visuel, danse de l’émotion) pendant que la scène continue.
- Traitement : toute la scène glisse dans la métaphore, puis revient au réel en gardant des traces. — Développé en T9.10.
- Langue sensitive : être un gros lourd, se sentir plus léger, être collant, être à plat, gonflé·e à bloc, avoir les jambes en coton, se sentir tout petit.
- Expressions imagées : déposer son sac, en avoir plein le dos, pédaler dans la semoule, poser un lapin, rouler dans la farine, avoir un poids sur les épaules, tomber des nues.
- Émotions : jalousie, soulagement, trac, ennui, colère rentrée, tendresse, honte, euphorie, lassitude, peur.
- Situations du quotidien à imager : attendre un coup de fil, le bus, un entretien, un premier rendez-vous, la queue, un repas de famille, un mail difficile.
- Scrubs — Mandy Moore (s05e09) : les images mentales du Dr Dorian — modèle de l’aparté visuel et de la bulle mentale.
- Bref — Mon pote s’est fait larguer : voix intérieure et décalage entre le dit et le vécu.
- Bref — J’étais à côté de cette fille : montage rapide qui image l’intérieur du personnage.
Les traitements (1) : entrer dans l’image
Préambule
Un traitement, c’est imager une situation pour dire ce qu’une scène réaliste ne dirait pas. On quitte le réel (ce qui se passe littéralement) pour rendre visible la réalité intérieure des personnages. On y accède par marches, de la plus instinctive à la plus construite :
(la sensation) → (le décalage) → (« c’est comme… ») → (imager le ressenti) → (glisser toute la scène)
Aujourd’hui, on monte les marches jusqu’à la métaphore : réveiller la langue sensitive, jouer les expressions imagées (pour le décalage entre le dialogue et l’action), comparer, puis donner corps à l’émotion. Le traitement complet sera le cœur du cours T9.10.
Partir du quotidien. L’image fonctionne mieux sur une situation, un fait ou une émotion ordinaires — pas sur quelque chose déjà extraordinaire.
Surligner. Le traitement rend la chose traitée remarquable : il dit « c’est ça qui compte » (l’attente du coup de fil, pas le coup de fil). Ce surlignage doit ensuite orienter la suite de la scène.
Exemples vidéo (dossier Drive) : Scrubs — Mandy Moore (s05e09) pour l’aparté visuel ; Bref — Mon pote s’est fait larguer et Bref — J’étais à côté de cette fille pour la voix intérieure et le montage.
Échauffement
A) La langue sensitive
9’Dispositif :
- Marche dans l’espace. Le·la formateur·rice lance des états dits en langage courant, que chacun·e incarne aussitôt : « être un gros lourd », « se sentir plus léger », « être collant », « être à plat », « gonflé·e à bloc ».
- On laisse la sensation modifier la démarche, le poids, le rythme — sans jouer une scène, juste être traversé·e par le mot.
B) Les expressions imagées
16’Dispositif :
- En duos, une scène banale. Au signal, un·e joueur·euse prend une expression imagée au pied de la lettre et la joue physiquement, pendant que le dialogue continue normalement.
- Exemples à piocher : « déposer son sac », « en avoir plein le dos », « pédaler dans la semoule », « poser un lapin », « rouler dans la farine ».
- On entre et on sort vite de l’image : c’est un aller-retour franc, pas une installation.
Exercices
A) La comparaison illustrée
16’Dispositif :
- En duos. A raconte un événement banal de sa journée en le comparant à un univers fort (« mon trajet en bus, c’était une expédition polaire »).
- B devient le partenaire de jeu de l’univers : ensemble, iels jouent l’expédition polaire… tout en parlant du trajet en bus.
B) Danser l’émotion
16’Dispositif :
- Une scène à deux démarre normalement. Au signal du·de la formateur·rice (une frappe), un·e des joueur·euse·s danse son émotion du moment : 10–15 secondes de mouvement pur qui traduit l’intérieur.
- Nouvelle frappe : on reprend la scène là où elle s’était arrêtée.
- Les deux personnages dansent leurs émotions en même temps : on lit le rapport entre les deux ressentis.
C) L’aparté visuel
18’Dispositif :
- En duos. A annonce quelque chose de fort à B (une rupture, un licenciement, une mauvaise nouvelle) et continue de parler normalement, comme si tout était ordinaire.
- B, lui·elle, bascule dans un aparté visuel : il·elle image physiquement ce qu’il·elle ressent (se poignarder le cœur, s’effondrer au ralenti, se noyer…) tout en restant dans la scène.
- On inverse les rôles ensuite.
Jeu — La bulle mentale (façon Scrubs)
La bulle mentale
30’Mise en place :
- Une scène réaliste se joue (un entretien, un repas, une salle d’attente).
- Au signal, le temps se fige pour tout le monde sauf un personnage, qui entre dans sa bulle mentale : une courte image onirique de ce qu’il pense ou redoute. Des partenaires peuvent venir incarner cette image.
- Nouveau signal : la bulle éclate, la scène réaliste reprend exactement où elle en était.
- La bulle dit quelque chose qu’on ne pourrait pas dire dans la scène réaliste.
- Rester court : une image forte vaut mieux qu’une longue digression.
- Au retour, le personnage est changé par ce qu’il vient de vivre intérieurement.
Conclusion
Points clés à retenir :
Rituel de fin : clap collectif.
Récapitulatif
| Partie | Contenu | Durée | Format |
|---|---|---|---|
| Préambule | Réel/réalité, gradation & tips (quotidien, surlignage) | 5’ | Théorie |
| Échauffement A | La langue sensitive | 9’ | Groupe |
| Échauffement B | Les expressions imagées | 16’ | Duos |
| Exercice A | La comparaison illustrée | 16’ | Duos |
| Exercice B | Danser l’émotion | 16’ | Duos |
| Exercice C | L’aparté visuel | 18’ | Duos |
| Jeu | La bulle mentale (façon Scrubs) | 30’ | Groupe |
| Conclusion | Points clés + rituel | 10’ | Collectif |
Annexe
- Langue sensitive : un mot du quotidien porte une sensation (« être un gros lourd », « plus léger », « collant »). Très instinctif.
- Expressions imagées : prises au pied de la lettre, elles ouvrent le décalage dialogue / action. On entre et on sort vite.
- Comparaison : « X, c’est comme Y ». Un rapprochement dit ou montré.
- Métaphore : on image le ressenti (aparté visuel, danse de l’émotion) pendant que la scène continue.
- Traitement : toute la scène glisse dans la métaphore, puis revient au réel en gardant des traces. — Développé en T9.10.
- Langue sensitive : être un gros lourd, se sentir plus léger, être collant, être à plat, gonflé·e à bloc, avoir les jambes en coton, se sentir tout petit.
- Expressions imagées : déposer son sac, en avoir plein le dos, pédaler dans la semoule, poser un lapin, rouler dans la farine, avoir un poids sur les épaules, tomber des nues.
- Émotions : jalousie, soulagement, trac, ennui, colère rentrée, tendresse, honte, euphorie, lassitude, peur.
- Situations du quotidien à imager : attendre un coup de fil, le bus, un entretien, un premier rendez-vous, la queue, un repas de famille, un mail difficile.
- Scrubs — Mandy Moore (s05e09) : les images mentales du Dr Dorian — modèle de l’aparté visuel et de la bulle mentale.
- Bref — Mon pote s’est fait larguer : voix intérieure et décalage entre le dit et le vécu.
- Bref — J’étais à côté de cette fille : montage rapide qui image l’intérieur du personnage.
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