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1 Interprétations & intonations (informative, interrogative, exclamative), Prosodie, scantion, silence, émotions
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2 Pour travailler plus en profondeur l'un des thèmes
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3 Collaboration sur les infos de jeux & Compréhension des intentions de l'autre joueur
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4 Le voyage du Héro·ïne·s (partie 1)
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5 Le voyage du Héro·ïne·s (partie 2)
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6 Exploration d'un type de long format narratif (bio, feydeau improvisé, myiazaki improvisé, etc)
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7 Exploration d'un type de long format narratif (bio, feydeau improvisé, myiazaki improvisé, etc)
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8 Spectacles long format (préparation du spectacle, essai de concepts)
Cours-type : essai de long format
Spectacle long format : l’atelier d’essai
Préambule
Aujourd’hui, on ne transmet pas une nouvelle technique : on met un long format sur ses pieds. Le groupe a choisi un format à explorer en vue d’un spectacle. L’objectif du cours est de le jouer en grand, d’en sentir l’architecture de l’intérieur, et de récolter les enseignements concrets de l’essai.
Un essai n’est pas une générale : on a le droit de rater, de s’arrêter, de recommencer. Ce qui rate nous renseigne autant que ce qui marche. Le·la formateur·rice tient le cadre du temps, observe, et garde des notes précises pour le débriefing.
Prérequis : le format à essayer a été choisi en amont par le groupe. Si ce n’est pas le cas, trancher en 2’ au début du rebrief.
Échauffement
A) Le clap qui circule
5’Dispositif :
- En cercle, on se passe un clap d’une personne à l’autre, en se regardant.
- Accélérer progressivement, puis autoriser les changements de sens et les claps « sautés ».
B) Le récit à un mot
8’Dispositif :
- En cercle, le groupe raconte une histoire : chacun·e ajoute un seul mot à tour de rôle.
- Viser des phrases complètes et une histoire qui avance, sans bloquer ni surcharger.
- Passer à une phrase par personne pour travailler la continuité dramaturgique et les relances.
C) Scène longue libre
12’Dispositif :
- Duos qui se succèdent. Chaque scène dure environ 3 à 4 minutes, sans contrainte de catégorie.
- Consigne unique : ne pas chercher le gag, chercher la relation et l’enjeu.
Rebrief & cartographie du format
Cartographier le long format choisi
10’Dispositif :
- Au tableau ou à l’oral, le·la formateur·rice fait verbaliser au groupe les règles du jeu du format retenu.
- Passer en revue les six repères ci-dessous : si une réponse manque, c’est là qu’il faudra être attentif·ve pendant l’essai.
- Ouverture : comment démarre-t-on ? (suggestion du public, monôlogue, image, sans inducteur…)
- Structure : scènes isolées, fil narratif unique, tableaux entrelacés, retours de personnages ?
- Transitions : comment passe-t-on d’une scène à l’autre ? (balayage, fondu, tableau, musique…)
- Rôles : qui ouvre, qui tient le fil, qui édite ? Y a-t-il un·e meneur·euse de jeu ?
- Durée & rythme : combien de temps vise-t-on ? Quel rythme de coupes ?
- Fin : à quoi reconnaît-on que ça doit se terminer ? Qui décide ?
Essai du long format
Run 1 — on joue le format en entier
28’Mise en place :
- Le groupe joue le long format comme en spectacle, du début à la fin.
- Le·la formateur·rice n’interrompt pas : iel note ce qui circule, ce qui bloque, les moments d’or et les zones de flou (ouverture, transitions, fin).
Arrêt-image — ajustements ciblés
12’Dispositif :
- Retour à chaud, debout, rapide. Le·la formateur·rice pointe ce qui a fonctionné et nomme 2–3 ajustements prioritaires (ex. : clarifier les transitions, oser un retour de personnage, raccourcir les ouvertures).
- Le groupe choisit ce qu’il veut tester explicitement au Run 2.
Run 2 — on rejoue avec les ajustements
30’Mise en place :
- Nouvelle traversée complète du format, en intégrant les 2–3 leviers décidés.
- Possibilité de tester une variante d’ouverture ou de fin si le groupe le souhaite.
- Si le groupe est nombreux, faire jouer une moitié pendant que l’autre regarde, puis échanger les ressentis spectateur·rice·s. Le regard extérieur affine la lecture du format.
Débriefing & conclusion
Points clés à retenir :
Rituel de fin : clap collectif. Noter les décisions de format pour la prochaine séance.
Récapitulatif
| Partie | Contenu | Durée | Format |
|---|---|---|---|
| Préambule | Posture labo, cadre de l’essai | 5’ | Théorie |
| Échauffement A | Le clap qui circule | 5’ | Cercle |
| Échauffement B | Le récit à un mot | 8’ | Cercle |
| Échauffement C | Scène longue libre | 12’ | Duos |
| Rebrief | Cartographie du long format choisi | 10’ | Groupe |
| Essai — Run 1 | Format joué en entier, sans arrêt | 28’ | Groupe |
| Essai — Arrêt | Ajustements ciblés (2–3 leviers) | 12’ | Groupe |
| Essai — Run 2 | Format rejoué avec ajustements | 30’ | Groupe |
| Débriefing & conclusion | Bilan, décisions de format, rituel | 10’ | Collectif |
Annexe
- Le Harold : structure en trois cycles de scènes à partir d’une seule suggestion, avec jeux de groupe entre les cycles. Thèmes et personnages se répondent et reviennent. Format-référence de l’impro longue (Del Close). Exigences : édition collective, lecture des résonances, lien thématique plutôt que narratif.
- Le Miyazaki improvisé : récit long à la manière des films du Studio Ghibli : un·e jeune protagoniste, un monde merveilleux et poétique, un rythme contemplatif, des créatures et des esprits, une quête douce plutôt qu’un affrontement. Exigences : tenir l’émerveillement et le tempo lent, soigner les images et la nature, éviter le cynisme.
- Le Voyage du héro·ïne·s : récit bâti sur les étapes du monomythe (appel, refus, seuil, épreuves, allé·e, abysse, transformation, retour). Un·e protagoniste traîne·e hors de son monde ordinaire et en revient changé·e. Exigences : un fil narratif clair, des personnages-jalons (mentor·e, gardien·ne du seuil, allié·e·s), une vraie transformation finale.
- Ouverture : claire et engageante ? Trop longue ?
- Fil : le public peut-il suivre ? Y a-t-il une promesse tenue ?
- Transitions : nettes ou floues ? Qui les initie ?
- Personnages : reviennent-ils ? Sont-ils reconnaissables ?
- Écoute de groupe : les offres sont-elles reprises ? Qui édite ?
- Fin : arrivée au bon moment ? Comment a-t-elle été sentie ?
Spectacle long format : l’atelier d’essai
Préambule
Aujourd’hui, on ne transmet pas une nouvelle technique : on met un long format sur ses pieds. Le groupe a choisi un format à explorer en vue d’un spectacle. L’objectif du cours est de le jouer en grand, d’en sentir l’architecture de l’intérieur, et de récolter les enseignements concrets de l’essai.
Un essai n’est pas une générale : on a le droit de rater, de s’arrêter, de recommencer. Ce qui rate nous renseigne autant que ce qui marche. Le·la formateur·rice tient le cadre du temps, observe, et garde des notes précises pour le débriefing.
Prérequis : le format à essayer a été choisi en amont par le groupe. Si ce n’est pas le cas, trancher en 2’ au début du rebrief.
Échauffement
A) Le clap qui circule
5’Dispositif :
- En cercle, on se passe un clap d’une personne à l’autre, en se regardant.
- Accélérer progressivement, puis autoriser les changements de sens et les claps « sautés ».
B) Le récit à un mot
8’Dispositif :
- En cercle, le groupe raconte une histoire : chacun·e ajoute un seul mot à tour de rôle.
- Viser des phrases complètes et une histoire qui avance, sans bloquer ni surcharger.
- Passer à une phrase par personne pour travailler la continuité dramaturgique et les relances.
C) Scène longue libre
12’Dispositif :
- Duos qui se succèdent. Chaque scène dure environ 3 à 4 minutes, sans contrainte de catégorie.
- Consigne unique : ne pas chercher le gag, chercher la relation et l’enjeu.
Rebrief & cartographie du format
Cartographier le long format choisi
10’Dispositif :
- Au tableau ou à l’oral, le·la formateur·rice fait verbaliser au groupe les règles du jeu du format retenu.
- Passer en revue les six repères ci-dessous : si une réponse manque, c’est là qu’il faudra être attentif·ve pendant l’essai.
- Ouverture : comment démarre-t-on ? (suggestion du public, monôlogue, image, sans inducteur…)
- Structure : scènes isolées, fil narratif unique, tableaux entrelacés, retours de personnages ?
- Transitions : comment passe-t-on d’une scène à l’autre ? (balayage, fondu, tableau, musique…)
- Rôles : qui ouvre, qui tient le fil, qui édite ? Y a-t-il un·e meneur·euse de jeu ?
- Durée & rythme : combien de temps vise-t-on ? Quel rythme de coupes ?
- Fin : à quoi reconnaît-on que ça doit se terminer ? Qui décide ?
Essai du long format
Run 1 — on joue le format en entier
28’Mise en place :
- Le groupe joue le long format comme en spectacle, du début à la fin.
- Le·la formateur·rice n’interrompt pas : iel note ce qui circule, ce qui bloque, les moments d’or et les zones de flou (ouverture, transitions, fin).
Arrêt-image — ajustements ciblés
12’Dispositif :
- Retour à chaud, debout, rapide. Le·la formateur·rice pointe ce qui a fonctionné et nomme 2–3 ajustements prioritaires (ex. : clarifier les transitions, oser un retour de personnage, raccourcir les ouvertures).
- Le groupe choisit ce qu’il veut tester explicitement au Run 2.
Run 2 — on rejoue avec les ajustements
30’Mise en place :
- Nouvelle traversée complète du format, en intégrant les 2–3 leviers décidés.
- Possibilité de tester une variante d’ouverture ou de fin si le groupe le souhaite.
- Si le groupe est nombreux, faire jouer une moitié pendant que l’autre regarde, puis échanger les ressentis spectateur·rice·s. Le regard extérieur affine la lecture du format.
Débriefing & conclusion
Points clés à retenir :
Rituel de fin : clap collectif. Noter les décisions de format pour la prochaine séance.
Récapitulatif
| Partie | Contenu | Durée | Format |
|---|---|---|---|
| Préambule | Posture labo, cadre de l’essai | 5’ | Théorie |
| Échauffement A | Le clap qui circule | 5’ | Cercle |
| Échauffement B | Le récit à un mot | 8’ | Cercle |
| Échauffement C | Scène longue libre | 12’ | Duos |
| Rebrief | Cartographie du long format choisi | 10’ | Groupe |
| Essai — Run 1 | Format joué en entier, sans arrêt | 28’ | Groupe |
| Essai — Arrêt | Ajustements ciblés (2–3 leviers) | 12’ | Groupe |
| Essai — Run 2 | Format rejoué avec ajustements | 30’ | Groupe |
| Débriefing & conclusion | Bilan, décisions de format, rituel | 10’ | Collectif |
Annexe
- Le Harold : structure en trois cycles de scènes à partir d’une seule suggestion, avec jeux de groupe entre les cycles. Thèmes et personnages se répondent et reviennent. Format-référence de l’impro longue (Del Close). Exigences : édition collective, lecture des résonances, lien thématique plutôt que narratif.
- Le Miyazaki improvisé : récit long à la manière des films du Studio Ghibli : un·e jeune protagoniste, un monde merveilleux et poétique, un rythme contemplatif, des créatures et des esprits, une quête douce plutôt qu’un affrontement. Exigences : tenir l’émerveillement et le tempo lent, soigner les images et la nature, éviter le cynisme.
- Le Voyage du héro·ïne·s : récit bâti sur les étapes du monomythe (appel, refus, seuil, épreuves, allé·e, abysse, transformation, retour). Un·e protagoniste traîne·e hors de son monde ordinaire et en revient changé·e. Exigences : un fil narratif clair, des personnages-jalons (mentor·e, gardien·ne du seuil, allié·e·s), une vraie transformation finale.
- Ouverture : claire et engageante ? Trop longue ?
- Fil : le public peut-il suivre ? Y a-t-il une promesse tenue ?
- Transitions : nettes ou floues ? Qui les initie ?
- Personnages : reviennent-ils ? Sont-ils reconnaissables ?
- Écoute de groupe : les offres sont-elles reprises ? Qui édite ?
- Fin : arrivée au bon moment ? Comment a-t-elle été sentie ?
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