Cours-type libre : Introduction au Short Form (Theater sports)
Le court format — Ressorts, pièges & jeux de Theatresports
Préambule
Mark Jane identifie quatre pièges qui tuent une scène d’impro :
- La pression d’être « bon » : les improvisateur·rice·s se mettent une pression écrasante pour être intelligent·e·s, originaux·ales et drôles. Le critique intérieur paralyse la spontanéité.
- Le·la maniaque du contrôle : un·e joueur·euse qui refuse la vulnérabilité, ignore les propositions de l’autre et impose sa vision. La co-création meurt.
- Le « Oui, mais… » : en réalité un « Non » déguisé. Ralentit l’action, condamne les propositions du·de la partenaire.
- Les questions comme fuite : poser une question au lieu d’affirmer, c’est dire « Je n’ai pas d’idée, fais le travail ».
Le Theatresports (Johnstone, années 1950) et le Match d’improvisation (Gravel & Leduc, Québec) reposent sur un paradoxe : le cadre compétitif libère les comédien·ne·s. En prévenant le public que l’impro est un sport où l’on peut rater, on déculpabilise l’acteur·rice. Les contraintes (catégories, thèmes imposés, chrono) deviennent des tremplins créatifs, pas des obstacles.
Dan O’Connor rappelle : une bonne scène de Theatresports, si on la laissait se poursuivre, devrait pouvoir devenir une véritable pièce. Le mauvais court format, c’est quand on ne fait que répéter des gags.
Début doux → montée progressive → pics (fou rire, émotion, surprise) → climax
Ce cours alterne théorie (les pièges à éviter) et pratique (les jeux qui libèrent). On termine par un mini-Theatresports pour tout mettre en application.
Échauffement
A) J’ai foiré !
10’Dispositif :
- En duos, face à face. Compter en alternance : A dit « 1 », B dit « 2 », A dit « 3 », B dit « 1 », etc.
- À la moindre erreur (hésitation, bafouille, mauvais chiffre), la personne qui s’est trompée lève les bras en l’air et crie « J’ai foiré ! » avec un immense sourire et un réel enthousiasme.
- L’autre applaudit. On recommence.
- Tour 1 : Compter 1-2-3 en alternance.
- Tour 2 : Remplacer le « 1 » par un clap (taper dans les mains).
- Tour 3 : Remplacer le « 2 » par un son (buzz, ding, pouf…).
- Tour 4 : Remplacer le « 3 » par un geste (saut, révérence, pose héroïque…). Plus aucun chiffre n’est prononcé.
B) Les scènes de 20 secondes
10’Dispositif :
- Deux élèves sur scène. Au clap du·de la formateur·rice, iels commencent une scène.
- Après 20 secondes exactement : clap. La scène s’arrête. Deux nouveaux·elles élèves entrent immédiatement.
- Contrainte : chaque scène doit être radicalement différente de la précédente (rythme, énergie, lieu, relation, tonalité).
- Enchaîner 8–10 scènes sans pause.
C) Crève ! — La réjouissance de l’élimination
5’Dispositif :
- Tout le groupe en cercle. Un·e élève au centre dit un mot (n’importe lequel). Le·la suivant·e doit immédiatement dire un mot associé. On chaîne en cercle, rythme rapide.
- Si quelqu’un hésite, répète, ou dit un mot sans lien : tout le groupe crie « Crève ! » (ou « Dehors ! »).
- La personne éliminée doit réagir avec un immense bonheur : bras levés, cri de joie, révérence, célébration.
- 3–4 tours rapides. Les dernier·ère·s debout ne sont pas « meilleur·e·s » — iels ont juste eu de la chance.
Exercices
A) Nouveau Choix ! (Changement de sens)
15’Dispositif :
- Deux élèves jouent une scène libre.
- Le·la formateur·rice (ou un·e élève désigné·e) se tient sur le côté avec une cloche (ou crie « Nouveau choix ! »).
- À tout moment, au signal, le·la comédien·ne qui vient de parler ou d’agir doit annuler ce qu’iel vient de faire et proposer une réplique ou une action totalement différente.
- Le signal peut retentir plusieurs fois de suite — l’élève doit trouver 3, 4, 5 alternatives d’affilée.
- Deux élèves (les scénaristes) pitchent un film à un troisième (le·la producteur·rice).
- Le·la producteur·rice ne peut dire que : « J’adore ! » ou « Je déteste ! »
- À chaque « Je déteste ! », les scénaristes doivent modifier leur idée et justifier le nouveau choix.
- 3–4 scènes de 3–4 min. Alterner scène libre et Pitch Parfait.
B) La Demi-Vie (dégressive)
20’Dispositif :
- Deux élèves jouent une scène libre d’exactement 60 secondes (le·la formateur·rice chrono).
- Ensuite, iels doivent rejouer exactement la même scène en 30 secondes.
- Puis en 15 secondes.
- Puis en 7 secondes.
- Puis en 3 secondes.
- Puis en 1 seconde (un seul geste ou un seul son).
- À 60’’, la scène est complète avec dialogues, nuances, transitions.
- À 30’’, les élèves commencent à couper les répliques secondaires.
- À 15’’, il ne reste que les actions physiques clés et les mots essentiels.
- À 7’’ et moins, c’est du pur geste — l’essence comique ou dramatique de la scène, concentrée en quelques secondes.
- Faire passer 3 duos. Le public regarde la même scène se comprimer — c’est joyeux et très apprécié du public.
C) Le Jeu du Chapeau
20’Dispositif :
- Deux joueur·euse·s portent chacun·e un grand chapeau souple (ou un foulard coincé dans le col).
- Iels doivent jouer une scène improvisée normale (dialogue, personnages, situation) tout en essayant d’arracher le chapeau de l’autre.
- Le·la premier·ère qui réussit gagne — la scène se termine immédiatement.
- Règle : on ne peut pas attraper le chapeau pendant que l’autre parle (il faut être en train de jouer la scène).
- Première histoire : la scène que les personnages jouent (un couple qui dîne, deux collègues en réunion…).
- Seconde histoire : la bataille physique pour le chapeau — c’est celle-ci que le public regarde vraiment.
- Le comique naît du décalage : un personnage dit « Je t’aime » tout en tendant lentement la main vers le chapeau.
- Faire passer 4–5 duos. Scènes de 2–4 min (selon la vitesse de capture).
Jeu
Mini-Theatresports
30’Mise en place :
- Diviser la classe en 2 équipes.
- Le·la formateur·rice joue le rôle d’arbitre / MC (maître·sse de cérémonie).
- Les élèves non joueur·euse·s forment le public-juge (vote à l’applaudimètre ou au pouce levé).
- Manche 1 — Scène libre (3’) : Chaque équipe joue une scène de 3 min sur un thème proposé par le public. Objectif : poser une vraie relation, pas juste des gags.
- Manche 2 — Nouveau Choix ! (Changement de sens) (3’) : Un duo par équipe. L’arbitre sonne la cloche. On vote la scène la plus inventive.
- Manche 3 — Demi-Vie (4’) : Chaque équipe joue 60’’ → 30’’ → 15’’ → 5’’. On vote la compression la plus réussie.
- Manche 4 — Scène chapeaux (3’) : Un duo par équipe avec le Jeu du Chapeau. Point bonus si la scène est bonne en plus du jeu physique.
- Manche 5 — Ça mérite… (3’) : L’arbitre impose une contrainte inventée sur le moment (en rimes, au ralenti, en changeant de langue, à genoux…). Les deux équipes jouent en même temps — le public choisit où regarder.
- Entre chaque manche, l’arbitre rappelle un point clé du cours (un piège de Mark Jane à éviter, un ressort à exploiter).
- Le score est affiché mais ne compte pas vraiment — insister là-dessus. Le format compétitif sert à libérer, pas à stresser.
Conclusion
Points clés à retenir :
Rituel de fin : clap collectif.
Récapitulatif
| Partie | Contenu | Durée | Format |
|---|---|---|---|
| Préambule | Mark Jane (pièges de l’impro) + philosophie du court format + courbe d’intensité | 5’ | Théorie |
| Échauffement A | J’ai foiré ! (célébrer l’erreur, comptage + gestes) | 10’ | Duos |
| Échauffement B | Les scènes de 20 secondes (muscle de la variété) | 10’ | Duos, en chaîne |
| Échauffement C | Crève ! — La réjouissance de l’élimination | 5’ | Cercle / groupe |
| Exercice A | Nouveau Choix ! (Changement de sens) + variante Le Pitch Parfait | 15’ | Duos + trio |
| Exercice B | La Demi-Vie (dégressive) (60’’ → 30’’ → 15’’ → 7’’ → 3’’ → 1’’) | 20’ | Duos |
| Exercice C | Le Jeu du Chapeau (Seconde Histoire, tension physique) | 20’ | Duos |
| Jeu | Mini-Theatresports (5 manches, 2 équipes, public-juge) | 30’ | Équipes |
| Conclusion | Points clés + rituel de fin | 5’ | Collectif |
Annexe
- 1. La pression d’être bon·ne : chercher le bon mot, l’idée originale, la réplique drôle → le critique intérieur s’active et tue la spontanéité. Remède : célébrer l’échec (« J’ai foiré ! »).
- 2. Le·la maniaque du contrôle : refuser la vulnérabilité, imposer sa vision, ignorer les propositions → destruction de la co-création. Remède : Nouveau Choix (impossible de s’accrocher).
- 3. Le « Oui, mais… » : un « Non » déguisé qui ralentit l’action et condamne les propositions. Remède : accepter d’abord, nuancer ensuite.
- 4. Les questions comme fuite : « Est-ce que… ? » = « Je n’ai pas d’idée, fais le travail ». Remède : affirmer au lieu de demander.
- Courbe d’intensité : début doux → montée progressive → pics → climax. Ne jamais rester sur une intensité moyenne.
- Efficacité du trait : en court format, le public doit comprendre en quelques secondes qui est le personnage. Encourager les traits lisibles.
- Contraintes = liberté : les catégories et règles imposées sont des tremplins, pas des obstacles. Le cadre compétitif excuse l’échec.
- Muscle de la variété : même ton = ennui. Alterner les rythmes, énergies, tonalités entre chaque scène.
- Seconde Histoire (Johnstone) : le public regarde souvent ce qui se passe sous le dialogue — la tension physique, le sous-texte, le jeu secret.
- Dan O’Connor : une bonne scène de Theatresports pourrait devenir une vraie pièce si on la laissait se poursuivre. Le mauvais short form = succession de gags sans histoire.
Le court format — Ressorts, pièges & jeux de Theatresports
Préambule
Mark Jane identifie quatre pièges qui tuent une scène d’impro :
- La pression d’être « bon » : les improvisateur·rice·s se mettent une pression écrasante pour être intelligent·e·s, originaux·ales et drôles. Le critique intérieur paralyse la spontanéité.
- Le·la maniaque du contrôle : un·e joueur·euse qui refuse la vulnérabilité, ignore les propositions de l’autre et impose sa vision. La co-création meurt.
- Le « Oui, mais… » : en réalité un « Non » déguisé. Ralentit l’action, condamne les propositions du·de la partenaire.
- Les questions comme fuite : poser une question au lieu d’affirmer, c’est dire « Je n’ai pas d’idée, fais le travail ».
Le Theatresports (Johnstone, années 1950) et le Match d’improvisation (Gravel & Leduc, Québec) reposent sur un paradoxe : le cadre compétitif libère les comédien·ne·s. En prévenant le public que l’impro est un sport où l’on peut rater, on déculpabilise l’acteur·rice. Les contraintes (catégories, thèmes imposés, chrono) deviennent des tremplins créatifs, pas des obstacles.
Dan O’Connor rappelle : une bonne scène de Theatresports, si on la laissait se poursuivre, devrait pouvoir devenir une véritable pièce. Le mauvais court format, c’est quand on ne fait que répéter des gags.
Début doux → montée progressive → pics (fou rire, émotion, surprise) → climax
Ce cours alterne théorie (les pièges à éviter) et pratique (les jeux qui libèrent). On termine par un mini-Theatresports pour tout mettre en application.
Échauffement
A) J’ai foiré !
10’Dispositif :
- En duos, face à face. Compter en alternance : A dit « 1 », B dit « 2 », A dit « 3 », B dit « 1 », etc.
- À la moindre erreur (hésitation, bafouille, mauvais chiffre), la personne qui s’est trompée lève les bras en l’air et crie « J’ai foiré ! » avec un immense sourire et un réel enthousiasme.
- L’autre applaudit. On recommence.
- Tour 1 : Compter 1-2-3 en alternance.
- Tour 2 : Remplacer le « 1 » par un clap (taper dans les mains).
- Tour 3 : Remplacer le « 2 » par un son (buzz, ding, pouf…).
- Tour 4 : Remplacer le « 3 » par un geste (saut, révérence, pose héroïque…). Plus aucun chiffre n’est prononcé.
B) Les scènes de 20 secondes
10’Dispositif :
- Deux élèves sur scène. Au clap du·de la formateur·rice, iels commencent une scène.
- Après 20 secondes exactement : clap. La scène s’arrête. Deux nouveaux·elles élèves entrent immédiatement.
- Contrainte : chaque scène doit être radicalement différente de la précédente (rythme, énergie, lieu, relation, tonalité).
- Enchaîner 8–10 scènes sans pause.
C) Crève ! — La réjouissance de l’élimination
5’Dispositif :
- Tout le groupe en cercle. Un·e élève au centre dit un mot (n’importe lequel). Le·la suivant·e doit immédiatement dire un mot associé. On chaîne en cercle, rythme rapide.
- Si quelqu’un hésite, répète, ou dit un mot sans lien : tout le groupe crie « Crève ! » (ou « Dehors ! »).
- La personne éliminée doit réagir avec un immense bonheur : bras levés, cri de joie, révérence, célébration.
- 3–4 tours rapides. Les dernier·ère·s debout ne sont pas « meilleur·e·s » — iels ont juste eu de la chance.
Exercices
A) Nouveau Choix ! (Changement de sens)
15’Dispositif :
- Deux élèves jouent une scène libre.
- Le·la formateur·rice (ou un·e élève désigné·e) se tient sur le côté avec une cloche (ou crie « Nouveau choix ! »).
- À tout moment, au signal, le·la comédien·ne qui vient de parler ou d’agir doit annuler ce qu’iel vient de faire et proposer une réplique ou une action totalement différente.
- Le signal peut retentir plusieurs fois de suite — l’élève doit trouver 3, 4, 5 alternatives d’affilée.
- Deux élèves (les scénaristes) pitchent un film à un troisième (le·la producteur·rice).
- Le·la producteur·rice ne peut dire que : « J’adore ! » ou « Je déteste ! »
- À chaque « Je déteste ! », les scénaristes doivent modifier leur idée et justifier le nouveau choix.
- 3–4 scènes de 3–4 min. Alterner scène libre et Pitch Parfait.
B) La Demi-Vie (dégressive)
20’Dispositif :
- Deux élèves jouent une scène libre d’exactement 60 secondes (le·la formateur·rice chrono).
- Ensuite, iels doivent rejouer exactement la même scène en 30 secondes.
- Puis en 15 secondes.
- Puis en 7 secondes.
- Puis en 3 secondes.
- Puis en 1 seconde (un seul geste ou un seul son).
- À 60’’, la scène est complète avec dialogues, nuances, transitions.
- À 30’’, les élèves commencent à couper les répliques secondaires.
- À 15’’, il ne reste que les actions physiques clés et les mots essentiels.
- À 7’’ et moins, c’est du pur geste — l’essence comique ou dramatique de la scène, concentrée en quelques secondes.
- Faire passer 3 duos. Le public regarde la même scène se comprimer — c’est joyeux et très apprécié du public.
C) Le Jeu du Chapeau
20’Dispositif :
- Deux joueur·euse·s portent chacun·e un grand chapeau souple (ou un foulard coincé dans le col).
- Iels doivent jouer une scène improvisée normale (dialogue, personnages, situation) tout en essayant d’arracher le chapeau de l’autre.
- Le·la premier·ère qui réussit gagne — la scène se termine immédiatement.
- Règle : on ne peut pas attraper le chapeau pendant que l’autre parle (il faut être en train de jouer la scène).
- Première histoire : la scène que les personnages jouent (un couple qui dîne, deux collègues en réunion…).
- Seconde histoire : la bataille physique pour le chapeau — c’est celle-ci que le public regarde vraiment.
- Le comique naît du décalage : un personnage dit « Je t’aime » tout en tendant lentement la main vers le chapeau.
- Faire passer 4–5 duos. Scènes de 2–4 min (selon la vitesse de capture).
Jeu
Mini-Theatresports
30’Mise en place :
- Diviser la classe en 2 équipes.
- Le·la formateur·rice joue le rôle d’arbitre / MC (maître·sse de cérémonie).
- Les élèves non joueur·euse·s forment le public-juge (vote à l’applaudimètre ou au pouce levé).
- Manche 1 — Scène libre (3’) : Chaque équipe joue une scène de 3 min sur un thème proposé par le public. Objectif : poser une vraie relation, pas juste des gags.
- Manche 2 — Nouveau Choix ! (Changement de sens) (3’) : Un duo par équipe. L’arbitre sonne la cloche. On vote la scène la plus inventive.
- Manche 3 — Demi-Vie (4’) : Chaque équipe joue 60’’ → 30’’ → 15’’ → 5’’. On vote la compression la plus réussie.
- Manche 4 — Scène chapeaux (3’) : Un duo par équipe avec le Jeu du Chapeau. Point bonus si la scène est bonne en plus du jeu physique.
- Manche 5 — Ça mérite… (3’) : L’arbitre impose une contrainte inventée sur le moment (en rimes, au ralenti, en changeant de langue, à genoux…). Les deux équipes jouent en même temps — le public choisit où regarder.
- Entre chaque manche, l’arbitre rappelle un point clé du cours (un piège de Mark Jane à éviter, un ressort à exploiter).
- Le score est affiché mais ne compte pas vraiment — insister là-dessus. Le format compétitif sert à libérer, pas à stresser.
Conclusion
Points clés à retenir :
Rituel de fin : clap collectif.
Récapitulatif
| Partie | Contenu | Durée | Format |
|---|---|---|---|
| Préambule | Mark Jane (pièges de l’impro) + philosophie du court format + courbe d’intensité | 5’ | Théorie |
| Échauffement A | J’ai foiré ! (célébrer l’erreur, comptage + gestes) | 10’ | Duos |
| Échauffement B | Les scènes de 20 secondes (muscle de la variété) | 10’ | Duos, en chaîne |
| Échauffement C | Crève ! — La réjouissance de l’élimination | 5’ | Cercle / groupe |
| Exercice A | Nouveau Choix ! (Changement de sens) + variante Le Pitch Parfait | 15’ | Duos + trio |
| Exercice B | La Demi-Vie (dégressive) (60’’ → 30’’ → 15’’ → 7’’ → 3’’ → 1’’) | 20’ | Duos |
| Exercice C | Le Jeu du Chapeau (Seconde Histoire, tension physique) | 20’ | Duos |
| Jeu | Mini-Theatresports (5 manches, 2 équipes, public-juge) | 30’ | Équipes |
| Conclusion | Points clés + rituel de fin | 5’ | Collectif |
Annexe
- 1. La pression d’être bon·ne : chercher le bon mot, l’idée originale, la réplique drôle → le critique intérieur s’active et tue la spontanéité. Remède : célébrer l’échec (« J’ai foiré ! »).
- 2. Le·la maniaque du contrôle : refuser la vulnérabilité, imposer sa vision, ignorer les propositions → destruction de la co-création. Remède : Nouveau Choix (impossible de s’accrocher).
- 3. Le « Oui, mais… » : un « Non » déguisé qui ralentit l’action et condamne les propositions. Remède : accepter d’abord, nuancer ensuite.
- 4. Les questions comme fuite : « Est-ce que… ? » = « Je n’ai pas d’idée, fais le travail ». Remède : affirmer au lieu de demander.
- Courbe d’intensité : début doux → montée progressive → pics → climax. Ne jamais rester sur une intensité moyenne.
- Efficacité du trait : en court format, le public doit comprendre en quelques secondes qui est le personnage. Encourager les traits lisibles.
- Contraintes = liberté : les catégories et règles imposées sont des tremplins, pas des obstacles. Le cadre compétitif excuse l’échec.
- Muscle de la variété : même ton = ennui. Alterner les rythmes, énergies, tonalités entre chaque scène.
- Seconde Histoire (Johnstone) : le public regarde souvent ce qui se passe sous le dialogue — la tension physique, le sous-texte, le jeu secret.
- Dan O’Connor : une bonne scène de Theatresports pourrait devenir une vraie pièce si on la laissait se poursuivre. Le mauvais short form = succession de gags sans histoire.
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